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MTV ICON - METALLICA - 03 MAI 2003

Le 3 mai 2003, Metallica était à l'honneur dans une émission spéciale de la chaîne MTV intitulée MTV Icon. Enregistrée devant un public de fans et d'invités VIPs (artistes, ...), ce show marque le retour du groupe sur le devant de la scène médiatique depuis la cure de James (sortie de St Anger oblige !) mais aussi la première apparition officielle de Rob avec Metallica ...

 
 
En 2002, la chaîne musicale américaine MTV lançait un nouveau concept d'émission, le MTV Icon. Enregistrée devant un public de fans et de VIPs, ce show propose un documentaire sur la carrière d'un groupe, entrecoupé de prestations live d'autres artistes et intervenants qui célèbrent les héros du jour. Premier groupe choisi, en avril 2002 : Aerosmith. Parmi les invités venus expliquer ce que le groupe représentait pour eux, on retrouvait James Hetfield pour sa première apparition officielle depuis la fin de sa cure de réhabilitation. Et voilà que l'année suivante, à l'occasion de la sortie de St. Anger, c'est son groupe Metallica qui se voit honoré. Le show fut enregistré le 3 mai et fut diffusé trois jours plus tard sur MTV. Review ...
  

Le show débute avec les jeunes punk-rockers de Sum 41 qui se fendent d'un sympathique medley "For Whom The Bell Tolls" / "Enter Sandman" / "Master Of Puppets. Mais le public oublie bien vite ce qui se passe sur la grande scène puisqu' apparaissent successivement sur un écran géant les visages de Lars, James, Kirk et Rob. Le rideau se lève et les Four Horsemen s'avancent sous les acclamations avant de traverser le public pour rejoindre leur place dans la salle. James affiche un sourire Ultrabrite, Kirk se fend d'un petit pas de danse, Lars regarde la foule droit dans les yeux et Rob se fait aussi discret que possible, ce qui est tout à son honneur. En guise de générique d'ouverture de l'émission, nous avons droit à l'équivalent de la "montée des marches" avec présentation des invités de marque de la soirée. Puis c'est à Lisa Marie Presley, que revient l'honneur d'introduire le documentaire et sa première partie consacrée au départ de Jason. Avec une honnêteté surprenante (et une dramatisation très américaine !), le groupe reconnaît n'avoir rien fait pour aider le remplaçant de Cliff Burton à s'intégrer, allant jusqu'à dire qu'il a fait payer à Jason la mort de Cliff ! Lars admet qu'aujourd'hui Metallica est le groupe dont Jason rêvait et que le bassiste a donc tenu le rôle de l'agneau sacrifié (!), puisque rien de tout çà ne serait arrivé sans son départ et tout ce qu'il a engendré comme questions au sein du groupe. Voilà ce qu'on appelle démarrer sur les chapeaux de roues.
 
 

 

Sum 41 + Arrivée de Metallica




Après une coupure pub, l’émission reprend avec Staind qui livre une version accoustique de "Nothing Else Matters" assez émouvante. Dans le public, on aperçoit Fred Durst (chanteur de Limp Bizkit) fredonner les paroles. Puis vient la deuxième partie du documentaire, consacrée aux problèmes de James avec l’alcool.
A mi-chemin entre publicité détournée pour les alcooliques anonymes et séance de psychothérapie d’Hetfield, c’est surtout l’occasion d’aborder la grande question de l’éventuelle « fin » de Metallica. Comme le confie Kirk : "Que serai-je devenu si Metallica s’était arrêté ? Comment combler ce vide ?". On se dit qu’on revient de loin… C’est Avril Lavigne qui a la lourde charge de nous changer les idées avec "Fuel". Si musicalement la version tient la route, la jolie chanteuse semble paralysée derrière son micro et peine à apporter la puissance nécessaire (peut-être manque-elle de couilles ! :) désolé :(- Dommage ! Lars a pourtant l’air d’apprécier. Quant à James, il se contentera de ce commentaire laconique : "Intéressant d’entendre mes paroles dans la bouche d’une fille.".


Après une deuxième coupure pub, c'est un rappeur qui relance la machine : Snoop Dogg en t-shirt et casquette Metallica essaie de poser son flow sur la bande instrumentale de "Sad But True", mais il est rapidement débordé par les fans qui reprennent le refrain en coeur. La version ne s'éternise pas, et franchement, ce n'est pas plus mal pour nos oreilles. Premier témoignage intéressant de la soirée : celui de Rob Zombie. Comment ne pas être d'accord avec lui quand il déclare que les Four Horsemen "ont changé le metal à jamais" ? La preuve avec la troisième partie du documentaire : de la formation du groupe (photos et images d'archive à l'appui) au tournage de son premier clip "One", cette story démontre que Metallica était bien "l'anti-Motley Crue". Puis c'est au tour de Linkin Park et Blink 182 de témoigner de leur passion pour le groupe avant de passer le témoin à Korn, pour l'une des meilleures prestations live de la soirée avec cette énorme reprise de "One". Énorme parce que, sur fond d'images du clip, Jonathan Davis se démène comme un beau diable derrière son micro Giger, et surtout parce qu'on entend enfin la basse sur ce morceau (slappée avec le touché très personnel de Fieldy) ! Un plan sur le public nous montre nos quatre Mets' visiblement très impressionné par cette performance.

 
 

 

Jim Breuer "Yeah !"




Troisième coupure pub. Le show en est à sa moitié et les nouveaux invités créent une véritable surprise chez le téléspectateur européen que nous sommes : voilà que débarquent sur scène quatre Marines de retour d'Irak ! Ben oui, la musique de Metallica, çà peut aider quand on est loin de chez soi. En tout cas, bon enchaînement après une interprétation de "One", chanson plutôt en position contre la guerre ! James est le premier à se lever pour les applaudir et les braves petits soldats peuvent se vanter de recueillir l'ovation de la soirée. C'est maintenant le moment de visionner la suite du documentaire, cette fois-ci consacré à l'enregistrement de l'album qui allait tout changer : le Black Album. L'occasion de revenir sur l'apport du producteur Bob Rock, les conflits d'égos qui ne manquent alors pas, et d'avouer, comme Lars, que cet album n'était pas comme les autres ("We knew it was special").

Histoire de dédramatiser un peu, c'est au tour du comique Jim Breuer, inconnu chez nous, de se fendre de très convaincantes imitation de Lars et James avant de nous interpréter une parodie de ce que sera la musique du prochain Metallica, "l'album d'un groupe qui a des enfants". Et ce "If You're Happy And You Know It" restera dans les annales. Hilarant ! (voir vidéo ci-dessus).

 
 

Très bonne reprise de Limp Bizkit



Quatrième coupure publicitaire. Comme le diront les invités suivants (une fois de plus inconnus en Europe) : "Black Sabbath a créé le metal et Metallica lui a donné ses lettres de noblesse". Une quinzaine de fans du groupe sont alors propulsés sur scène et doivent résumer en un mot ce que représente Metallica pour eux. Extraits choisis : "un médicament", "orgasmique", "des dieux". Nous ne sommes pas au bout de nos surprises puisque c'est maintenant à Limp Bizkit de nous proposer une petite reprise, celle de "Welcome Home (Sanitarium)". Oubliez vos préjugés, cette version a de quoi réconcilier tous les fans de metal avec le groupe de Fred Durst. Pour une fois, non seulement ce n'est pas insupportable, mais en plus çà fout le feu ! Dans la salle, Lars et Kirk sont carrément debouts ! Mémorable. Introduit par Wes Scantlin de Puddle Of Mudd; le dernier volet du documentaire est bien évidemment consacré au nouvel album St. Anger. On y aborde la question du quatrième homme à recruter. Et cette remarque notable de James : "celui-là, il faudra le respecter". Le sujet se finit par une intervention de Jason Newsted, pas rancunier, qui avoue sa hâte de revoir Metallica sur scène.





La performance de Metallica


C'est à un ami de Lars, l'acteur Sean Penn, que revient la tâche de lancer les Maîtres eux-mêmes pour un medley-de-la-mort-qui-tue : "Hit The Lights" / "Enter Sandman" / "Blackened" / "Creeping Death" / "Battery". Bref, pas vraiment les morceaux les plus calmes qui soient (et dont la présence annonce la couleur pour les shows à venir) ! Pendant "Battery", James et Kirk s'avancent au milieu de la foule qui scande les fameux "die ! die ! die !". Mémorable ! Durant toute la prestation, on remarquera surtout Trujillo arpentant la scène en tout sens, ponctuant son jeu par des sauts de fou furieux.

A la fin, James prend la parole, remercie tout le monde et lâche : "Nous sommes peut-être des icônes, mais nous ne sommes sûrement pas finis !". Le groupe enchaîne alors sur "Frantic", nouveau morceau qui ouvre St. Anger et interprété pour la première fois en live. Çà pète dans tous les sens : Lars joue comme si il avait autant de bras (et de pieds) qu'une pieuvre, James hurle comme un damné. Qu'on se le dise : Metallica est bien de retour !
 
 


 

 
 

Review paru dans Hard N'Heavy - Juin 2003
Par Isabelle Cardin




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