AccueilNewsBiographiesAlbums & DVDDossiersPresseMultimédia                 Facebook MetstreetTwitter MetstreetAjouter aux favoris

Accueil > Biographies > Cliff Burton > La story

CLIFF BURTON : LA STORY


Cliff Burton a exercé une influence majeure sur le jeu de basse de ses contemporains, en composant ses propres lignes rythmiques plutôt que de les appliquer, comme c'était l'usage, aux parties insufflées par Hetfield. En solo, son incroyable technique faisait régulièrement appel à des influences classiques, à des effets « wah-wah » et à de puissantes distorsions. Pour preuve, les magnifiques instrumentales « Anesthesia » et « Orion ». Voici sa story ...

 
······················································································

Autres infos sur Cliff Burton :  
FICHE - LA TRAGEDIE DE 1986 - INTERVIEW 1986
······················································································
 

 
Cliff Burton voit le jour le 10 février 1962, au Eden Hospital de San Francisco (à 21 h 38 pour être précis). Ses parents, Jay et Ray Burton, sont des hippies dans la plus pure tradition, et auront une grande influence sur l’évolution de leur fils : "C’était un bon gamin, il était très sage. Il a vécu une enfance normale sauf qu'il était très solitaire. Il passait son temps dans sa chambre pour lire ou faire de la musique. C'était également un très grand lecteur.".

Car si Cliff Burton semblait unique, c’est bien parce qu’il était l’un des rares musiciens de heavy-metal à avoir une approche de la musique et de la vie complètement en marge de tous les clichés de l’époque. Même s’il était et restera l’un des meilleurs bassistes de heavy-metal, Cliff, grand fumeur d’herbe devant l’éternel, était avant tout un hippie, avec une attitude, une image et des idées qui lui étaient propres. Ses influences, de Glenn Danzig (Misfits) à Thin Lizzy, en passant par Black Sabbath, R.E.M. ou Aerosmith, vont insidieusement mais sûrement permettre à Metallica de passer du statut de jeune groupe de thrash un peu fou, à celui de monstre sacré et chef de file d’un style, en l’espace de trois albums d’anthologie.
  

Cliff commence à jouer du piano à l’âge de six ans, et même s’il est par la suite devenu célèbre en tant que bassiste au sein de Metallica, il fait preuve très rapidement d’un goût prononcé pour des styles de musique divers et variés. Il suit des cours de théorie musicale dans des écoles, et son amour pour le classique, le blues, le jazz ou même la country ne le prédestinent pas obligatoirement à une carrière de musicien de heavy-metal, mais à celle d’un grand musicien tout simplement. Il est l’un des premiers à prouver qu’il n’est pas forcément nécessaire de jouer vite ou fort pour bien sonner, mais que le groove et la finesse, doublés d’une bonne expérimentation, peuvent donner des résultats. Ce n’est que vers l’âge de 14-15 ans, en hommage à son grand frère (décédé brutalement d'une rupture d'anévrisme en 1978 à l'âge de 17 ans), qu’il décide de se mettre à la basse, et prend alors des cours de septembre 1978 à janvier 1980. Grâce à ses influences et à son sens aigu de l’improvisation, Cliff arrive naturellement à combiner la technique du jazz avec le rock psyché des 70’s (il est un grand fan de Geezer Butler) et l’agressivité des groupes de metal de l’époque (Motörhead et Venom en tête). Avant de rejoindre Metallica, il se fait la main dans diverses formations plus ou moins reconnues : A.D. 2 Million, EZ Street, le groupe de Jim Martin (avec qui il a grandi à San Francisco), et joue des reprises rock des 70's. Puis Agents Of Misfortune, encore une fois, avec Jim Martin (le nom du groupe étant tiré d’un album de Blue Öyster Cult, groupe dont Cliff était un grand fan). Et enfin Trauma, proposant un rock 70’s assez commercial, pas vraiment au goût du bassiste qui intègre le combo, davantage pour l’expérience que cela va lui faire acquérir que par affinités musicales.



La rencontre avec Metallica ...

Le 28 octobre 1982, le destin de Cliff Burton croise celui de Metallica, pour le meilleur,... et pour le pire. Ce jour-là, Brian Slagel, boss de Metal Blade Records, voit pour la première fois Cliff sur scène, au Troubadour à Los Angeles, où Trauma donne un concert en tête d’affiche. Slagel, apparemment subjugué par le talent et le charisme du jeune musicien, en informe immédiatement le binôme Hetfield-Ulrich, pas vraiment satisfaits de leur bassiste du moment, Ron McGovney, insistant sur le fait qu’il vient de dénicher la perle rare pour Metallica. Lars et James se rendent un mois plus tard à un concert de Trauma au Whiskey A Go-Go : ils sont littéralement stupéfié par le jeu de basse de Cliff (qui se rapproche plus de celui d’un lead-guitariste) ainsi que par son charisme et sa sauvagerie sur scène.


James Hetfield : "On a entendu ce putain de solo et on s'est dit 'Mais il n'y a aucun guitariste ici'. On a été surpris de voir que c'était un bassiste avec une pédale wah wah et sa touffe de cheveux. Il ne s'occupait pas du monde dans la salle ... il regardait simplement sa basse."

Lars et James réalisent à ce moment-là que Cliff Burton est LE bassiste qu’il faut au groupe pour franchir une nouvelle étape. Or Cliff n’accepte pas tout de suite la proposition d’intégrer Metallica. En effet, bien que très ouvert musicalement, le bassiste ne voit pas d’un très bon œil le fait de rejoindre un groupe de jeunes fous furieux jouant du thrash-metal et qui n’en est par ailleurs qu’à ses balbutiements. Mais à force de persuasion et de détermination, le tandem Hetfield-Ulrich finit par convaincre le jeune prodige de la quatre-cordes. Après quelques répétitions, dont la première chez Mark Whittaker, le manager d’Exodus, qui a lieu le 28 décembre 1982, l’affaire est réglée. Impressionné par le jeu et la classe de Cliff, et déjà conscient que la grande ouverture d’esprit et les multiples influences du musicien ne peuvent qu’enrichir la musique de Metallica, le groupe accepte même de quitter Los Angeles pour San Francisco, afin de se rapprocher de sa nouvelle recrue…


Plus qu’un simple bassiste, Cliff Burton est LE bassiste ultime pour un groupe comme Metallica. Il ne se contente pas de poser ses lignes de basse sur les rythmiques, mais ses connaissances musicales lui permettent d’embellir les riffs de guitare, de composer des mélodies, des solos de basse, tout en restant bien évidemment une véritable machine rythmique. Il forme avec James et Lars une entité difficilement imitable. Foncièrement gentil, et en marge des modes de l’époque (le glam et les paillettes, les moule-burnes, les cartouchières…), il se démarque par son côté baba cool, pattes d’eph’ de rigueur, et ses chemises délavées. Très porté sur les substances hallucinogènes, le personnage est plutôt difficile à cerner : son extrême gentillesse contraste avec la furie qui s’empare de lui sur scène.


Le premier concert de Cliff avec Metallica a lieu le 3 mars 1983, à San Francisco, et personne à ce moment-là n’est encore en mesure d’imaginer que Cliff Burton va permettre au groupe de sortir trois des albums les plus importants de l’histoire du heavy-metal. Il est regrettable de constater que la plupart des articles consacrés Metallica ne font que très rarement allusion aux qualités exceptionnelles de Cliff Burton, à l’influence qu’il a eue sur le groupe et à son ascension fulgurante. Metallica était alors loin de se résumer à Hetfield et Ulrich ; à l’écoute des deux premiers albums du groupe, il apparaît très clairement que Cliff a une importance capitale dans la définition du style, du son et de l’identité de Metallica. Kill’Em All, le premier album, ayant en grande partie été composé avant son arrivée dans le groupe (il marque cependant l’album au fer rouge avec un solo de basse d’anthologie sur "Anasthesia (Pulling Teeth)"), sa contribution ne débute réellement que pour l’enregistrement de Ride The Lightning, et il participe alors à la composition de pas moins de six morceaux, sur les huit que comporte l’album. On y retrouve, entre autres, la légendaire intro de "For Whom The Bell Tolls" et la magnifique ligne de basse sur "The Call Of Ktulu". Puis vient l'album Master Of Puppets en 1986 où il brille sur le solo de basse de "Orion", ainsi que sur l’intro de "Damage Inc". Il apparaît également sur les deux maxis Jump In The Fire et Creeping Death.


L'ascension de Metallica est inévitable et les four horsemen, à coup de tournées intensives, finissent par s'imposer, et ce malgré le refus des radios et des médias généralistes de faire connaître le groupe au grand public. Après avoir ouvert pour la tournée "Ultimate Sin" de Ozzy Osbourne aux USA, le groupe entame une tournée européenne avec Anthrax. Après quelques dates triomphales en Angleterre, les musiciens s'embarquent pour la Scandinavie. Metallica se produit à l'occasion de trois concerts en Suède le 24 et 25 à Oslo et enfin le 26 septembre à Stockolm.

Ce concert sera malheureusement le dernier pour Cliff ...


Article paru dans HARD ROCK Magazine
- Février 2002



» Suite de la Story :
LA TRAGEDIE DU 27 SEPTEMBRE 1986




   CONTACT
   LIVRE D'OR
   LIENS INTERNET
   A PROPOS DU SITE

+ D'INFOS
SUR CLIFF BURTON :

   › FICHE D'IDENTITÉE
   › LA TRAGÉDIE DU 27 SEPT 86  
   › INTERVIEW 1986

 

Les autres membres :

   • James Hetfield (guitare & chant)
   • Lars Ulrich (batterie)
   • Kirk Hammett (lead guitar)
   • Robert Trujillo (basse)

   • Jason Newsted (basse 1986-2001)
   • Dave Mustaine (1981-1983)
   • Autres ex-membres

L'histoire du groupe